Nîmes

Nîmes entre Méditerranée et la montagne des Cévennes

Située entre la mer Méditerranée et la montagne des Cévennes, sur l'axe très fréquenté Avignon/Arles/Marseille - Montpellier/Perpignan, la ville de Nîmes voit en période estivale sa population s'accroître de très nombreux touristes qui viennent visiter ses célèbres monuments romains.

L'engouement de la population de l'hexagone pour le sud-est de la France et la desserte de la ville par des relations ferroviaires assurées par le TGV depuis 2001 lui donnent un dynamisme nouveau et contribuent à son essor démographique et économique.

Son riche patrimoine historique et culturel ainsi que la valorisation du patrimoine et de l'architecture a permis à la ville d'obtenir le label de Ville d'Art et d'Histoire.

Nîmes et son économie

Après avoir traversé des années de sérieuses difficultés, la ville a retrouvé le chemin du dynamisme économique. L’environnement nîmois devenu attractif est un gage de succès pour les entreprises qui s’installent dans les zones d’activité créées et leurs capacités d’accueil sont dépassées.

La centre commercial Carré Sud, à proximité de la Résidence

Pour maintenir le rythme de sa croissance économique, la ville avec l'aide de la communauté d'agglomération « Nîmes Métropole », et la Chambre de commerce et d'industrie de Nîmes-Bagnols-Uzès-Le Vigan, cherche à valoriser ses nombreux atouts. Les investissements déployés pour développer la situation économique portent en particulier sur l’extension des zones d’activités économiques. La zone d’activité de Grézan avec ses 90 entreprises procure quelques 1720 emplois principalement dans la logistique.

La zone du parc scientifique et technique Georges Besse spécialisée dans les hautes et les nouvelles technologies de l’information (NTIC), compte 70 entreprises et apporte environ 320 emplois.

La Zone Franche Urbaine (ZFU) de Pissevin-Valdegour, avec l'attractivité de ses avantages fiscaux temporaires pour les entreprises, a prospéré de façon assez significative. Toutes ces zones ont fait l’objet d’extensions et les nombreuses demandes d'installations des entreprises créent une situation encourageante.

Enseignement

L'enseignement supérieur à Nîmes tend à se développer rapidement, suite à une forte volonté politique et à une demande croissante de la part d'une population locale qui ne cesse d'augmenter. À l'heure actuelle, la population étudiante de Nîmes est d'environ 8 000 étudiants, dont près de 4 000 à l'Université.

Urbanisme

La ville s’est développée à partir de l’Écusson, son centre historique contenu à l’intérieur d’une enceinte constituée par des boulevards tracés sur le pourtour de l’enceinte médiévale. L'espace s’est urbanisé d’une façon dissymétrique. Le centre urbain posé au pied des reliefs s’est moins développé au nord, en s’adossant aux petites collines qui montent en gradin sur les garrigues, tandis qu’il s’étalait plus facilement vers l’ouest débordant les collines de Valdegour et de Pissevin et au sud sur la plaine du Vistre en délaissant quelque peu le secteur est. L’Écusson, secteur protégé, dense et saturé avec ses places et placettes, son dédale de rues étroites, commerçantes et ombragées, propices à la flânerie, recèle des trésors architecturaux, hôtels particuliers érigés entre le XVIème et le XIXème siècle, Hôtel de Ville du XVIIIe siècle, cathédrale, chapelles, façades, remis tout récemment en valeur.

Au nord-ouest de l'Écusson, les visiteurs constateront une audacieuse confrontation : l’antique pose son regard sur le moderne. La Maison Carrée, vieille dame romaine deux fois millénaire côtoie le jeune Carré d'Art. Cette oeuvre de verre de Norman Foster abrite le musée d'Art Contemporain.

La pointe méridionale de l'Écusson s’ouvre sur le monument le plus emblématique de la ville, l'amphithéâtre romain posé sur l'écrin de la grande esplanade rénovée, ornée en son centre de la fontaine Pradier et prolongée jusqu’à la gare ferroviaire par l’avenue Feuchère. Dans ces quartiers du XIXe siècle, se localisent le Palais de Justice de style néoclassique, l'Hôtel de la Préfecture, l'hôtel Silhol qui accueille le tribunal administratif. Ce bel ordonnancement architectural est fermé par la façade de la gare qui lui fait face. Ce secteur fait l'objet d'aménagements dans le cadre du projet "Arènes-Esplanade-Feuchères". L'achèvement de ce projet concernera les installations de l'avenue Feuchère de façon à réunir les trois espaces distincts et comprendra, à terme, l'aménagement de la rue de la République. La voie ferrée posée en hauteur sur un viaduc long de 2 kms, dont la plupart des grandes arcades sont bouchées, traverse en son centre la ville d'est en ouest.

En se développant vers l'ouest, la ville a ouvert de larges et longues artères. L'avenue Jean Jaurès, la plus longue (1,8 km), orientée nord-sud s'étire au sud, des immeubles du Forum-Camargue jusqu'aux grilles des Jardins de la Fontaine au nord avec en ligne de mire la tour Magne.

Certaines rues et quartiers du centre ville ou de sa périphérie immédiate portent encore les stigmates des périodes économiques difficiles. Sous différents mandats, la ville a réhabilité et continue à transformer des rues, places et quartiers. Citons dernièrement la place du Chapitre, la place Montcalm, la place du Griffe à Saint Cézaire, la percée Clérisseau, l'îlot Corcomaire, le Square Antonin.

Dans l'important projet Hoche-Sernam qui voit le jour autour de l'ancien hôpital Gaston Doumergue, la ville entend permettre la construction du nouveau site universitaire ainsi que plusieurs centaines de logements étudiants.

À l'est, ce sont les zones du Chemin Bas d'Avignon, et à l'ouest sur les collines de Valdegour et de Pissevin, devenues des îlots de précarité comportant des immeubles vieillissants qui ne répondent plus aux normes de vie. L'agglomération Nîmes-Métropole doit lancer un vaste programme de modernisation, de désenclavement et de réhabilitation dans l'espoir d'y faciliter une dynamisation économique.

Nîmes s'embellit, se modernise.

Culture et patrimoine

L'amphithéâtre romain : « Les Arènes »

Cliquer pour agrandirArènes romaines, places et musées prestigieux sont au rendez-vous
Navigation = Flèches, barre-espace, EchapArènes romaines, places et musées prestigieux...

Construit à la fin du premier siècle après J-C, l’amphithéâtre de Nîmes, l'un des mieux conservé au monde, mesure 133 mètres de long et 101 mètres de large. La façade, haute de 21 mètres, est composée de deux niveaux de 60 arcades chacun. À l’intérieur, près de 25 000 spectateurs pouvaient assister aux combats d’animaux et de gladiateurs. Aujourd’hui, les arènes, lieu de prestige, se transforment régulièrement en une grande salle de spectacle où artistes nationaux et internationaux viennent se produire. Elles constituent de même le coeur des ferias de Nîmes, où des corridas réunissent des milliers de spectateurs venus du monde entier.

La Maison Carrée

Construit entre l'an 4 et 5 après J.-C., ce temple romain, exceptionnel et inédit par son état de conservation, dominait le forum de la ville antique. Dédiée à Caius et Lucius César, petits-fils et fils adoptifs de l’empereur Auguste, la Maison Carrée est le seul temple du monde antique entièrement conservé (ses façades sont en cours de restauration).

La Maison Carrée est entourée d'une colonnade, élevée sur un podium et marquée dans son architecture classique par une influence grecque. Elle appartenait autrefois à un important ensemble immobilier : le Forum romain.

La tour Magne (Années 16 -15 av. J.-C.)

La tour Magne domine les jardins de la Fontaine sur le mont Cavalier. Octogonale, la plus haute et la plus prestigieuse des tours de l’enceinte romaine Augustéenne se composait de trois niveaux au-dessus d’un soubassement. Aujourd’hui, le dernier étage a disparu et elle s’élève à 32 mètres au-dessus de son écrin de verdure. Par beau temps, elle constitue un point de vue permettant d’apercevoir le mont Ventoux, les Alpilles, les Cévennes, le mont Aigoual, le pic Saint-Loup et la plaine du Vistre, sans oublier la garrigue avoisinante.

Le Temple de Diane

Ce "temple" date du 2ème siècle après J.C. Il se dresse dans la partie basse des Jardins de la Fontaine à proximité de la source. Sa fonction originelle exacte reste encore partiellement inconnue même si on penche de plus en plus vers un édifice à vocation culturelle, de type bibliothèque. Un ancien théâtre lui fait d'ailleurs face, à flanc de colline, aujourd'hui recouvert par une pelouse. Le nymphée, théâtralisant les eaux, était entouré de portiques à colonnades dans des proportions bien plus importantes que la reconstitution quelque peu "romantique" de Mareschal au 18ème siècle. Les jardins de La Fontaine n'en sont pas moins un lieu d'une grande beauté ayant constitué l'une des premières promenades de ville de province créée et destinée au public.

Le Castellum divisorium (Ier siècle)

La fondation de Nîmes remonte à l’antiquité comme en témoigne le Pont du Gard
Situé rue de la Lampèze, dans le quartier du boulevard Gambetta, au pied de l'ancien "Fort Vauban" du 17ème siècle, devenu université, ce bassin de distribution d’eau arrivant d’Uzès via le Pont du Gard est un témoin unique et exceptionnel du génie des ingénieurs romains. Il est le seul du monde antique à avoir conservé l'intégralité de son socle percé de bouches. De ce bassin circulaire de 5,50 mètres de diamètre et de 1,40 mètre de profondeur, taillé dans le roc, partaient des canalisations en plomb qui acheminaient l’eau vers les monuments, les fontaines et les différents quartiers de la cité antique.

La Porte d'Auguste (Années 16 -15 av. J.-C.)

Dite également « porte d'Arles », la Porte Auguste est l’une des portes principales de l'époque romaine de la ville. Elle s'ouvrait sur la Voie Domitienne et faisait partie des remparts. D'après certains érudits, une borne milliaire y fixait le point de départ de la Via Domitia de Nîmes à Beaucaire. Elle fut redécouverte au moment de la démolition du château royal durant la période révolutionnaire et échappa de peu aux coups de pioches. Elle était flanquée à l'origine de deux puissantes tours.

La Porte de France (Années 16 -15 av. J.-C.)

Autrefois porte d'Espagne, elle compte une seule arcade en plein cintre surmontée d'une galerie aveugle décorée de pilastres toscans. Durant l'Antiquité, elle était, elle aussi, flanquée de deux tours semi-circulaires. Visible de loin, elle signalait la présence de la Cité et du sanctuaire impérial située au pied de la colline autour de la Source.

Les moyens d’accès

Préfecture du département du Gard, la ville de Nîmes, se trouve dans l’étroite plaine du bas Languedoc qui s’étire du Rhône à l’Aude. Sa position avantageuse sur l’arc méditerranéen la met en proximité de villes importantes. À l’est, 27 kilomètres la séparent d'Arles, 95 kilomètres d’Aix-en-Provence et au sud-est, Marseille n’est qu’à 110 kilomètres. Au nord-est, elle est distante de 40 kilomètres d'Avignon, de 65 kilomètres d’Orange et au nord, Lyon est à 250 kilomètres par le couloir rhodanien. Au sud-ouest, une distance de 52 kilomètres la sépare de Montpellier et de 84 kilomètres de Sète.

Par avion : L'aéroport Nîmes Alès Camargue Cévennes assure la desserte aérienne de la ville.

Situé à environ 10 kilomètres au sud de l'agglomération nîmoise et à 15 kilomètres d'Arles sur les communes de Garons et Saint-Gilles, il possède une piste longue de 2 440 mètres. Il reçoit les vols réguliers qui relient Nîmes à Londres (Luton), Liverpool, East Midlands, Bruxelles Charleroi et Madrid. Des vols saisonniers de fréquence hebdomadaire sont assurés vers Copenhague Odense.

Par Route : L’autoroute A9, dite aussi « la Languedocienne » est un des axes majeurs qui assure la liaison entre l'Europe du Nord et l'Espagne via la vallée du Rhône. Dans sa traversée du Languedoc, elle borde la ville de Nîmes sur sa façade sud. Ses deux accès est et ouest favorisent les liaisons rapides avec les villes importantes ;

au nord en direction de Lyon et les villes au-delà, et à l’ouest vers Montpellier, et les prolongements vers l’Espagne ou Toulouse et Bordeaux. La liaison autoroutière avec les villes du sud de la France comme Arles, Aix-en-Provence, Marseille et au-delà vers Nice puis l’Italie sont établies par l'autoroute A54. Une route à 4 voies, assure les importantes relations vers le nord du département du Gard, vers la cité gardoise d'Alès et les sites touristiques des Cévennes. La proche rive droite du Rhône et les villes et les sites touristiques du Vaucluse sont accessibles par route N86, mais on peut regretter l'absence d'une liaison autoroutière de qualité avec la cité des papes. De Nîmes vers les sites touristiques du littoral, la cité d'Aigues-Mortes et du Grau-du-Roi, les plages du littoral méditerranéen, le lien routier a été largement dimensionné pour répondre à la demande de la forte densité de circulation de la période estivale.

Par train : Le réseau ferroviaire nîmois est également de première importance, constituant un noeud stratégique depuis 1845. La ville bénéficie des relations directes assurées par des trains à grande vitesse de la Ligne à grande vitesse Méditerranée. Le TGV met la gare de Nîmes à environ 1 heure de Marseille, 1 heure 20 de Lyon-Part-Dieu, 2 heures 50 de Paris, 3 heures 10 de Genève ou même à 4 heures 40 de Lille.

Le prolongement de la ligne TGV vers l'Espagne, prévu pour 2013 facilitera les relations avec la ville de Barcelone, la capitale de la Catalogne.

Réduction d’impôts Résidence services en LMNP Amendement BOUVARD-Censi à Nîmes - Gard (30)
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